Trading: La Coalition Lidaw prend le parti des victimes

L’affaire de trading, deux ans après, fait toujours du bruit au Togo. Cette fois-ci, c’est la Coalition Lidaw, après avoir écouté les victimes et leurs lamentations qui s’engage à trouver les voies et moyens pour retrouver les capitaux qui leur ont été extorqués par ceux qu’elle qualifie de «voyous en bande organisée ».

Devant les professionnels des médias et en présence des représentants de ces victimes, la Coalition Lidaw a rendu public, mardi, un mémorandum à Lomé.

Le 04 avril 2021, quelques jours après le communiqué d’interdiction du ministère de l’Economie et des Finances du Togo, les manifestations publiques des victimes ont commencé à fleurir. Prenant désormais conscience qu’elles sont l’objet d’une vaste escroquerie, les victimes ont commencé à initier plusieurs démarches auprès des autorités togolaises et des institutions de la république togolaise afin de se faire rétrocéder les capitaux qui leur ont été extorqués.

La Coalition Lidaw s’engage à prendre le parti de ces victimes. C’est du moins ce qu’on peut retenir de son mémorandum rendu public. Pour elle, dans cette affaire, les victimes ont été traitées avec mépris par les autorités togolaises.

« Ces dernières ont même tout fait pour
faire croire à l’opinion nationale, que les victimes, qui sont à priori des non-initiés en finance, sont les responsables de leur malheur. Elles ont fait comprendre, que les
responsabilités qui sont les leurs, en tant qu’Etat juge, Etat protecteur et Etat providence avaient désormais cessé d’agir, dans le cadre de cette imposture savamment organisée au détriment d’innocents citoyens
», a-t-elle fait savoir dans ce document.

En effet, les larmes, les cris de détresse, les images de désolation des femmes, l’extrême colère manifestée par les hommes se sont masser devant le siège de certaines de ces entreprises au lendemain du communiqué des autorités du 29 mars 2021.

Des centaines de togolais, sans le savoir, venaient d’être abusés, escroqués, de
plusieurs centaines de millions de FCFA. Les immenses pertes individuelles de fonds que ces futures victimes viennent de subir, à cause des produits dénommés « trading », sur lesquels elles ont investi, expliquent les violentes altercations qui se sont produites, entre les corps habillés et les investisseurs, devant le siège de J-Global le 30 mars 2021.

Pour la Coalition Lidaw, la nouvelle de l’interdiction des activités des sociétés qui proposaient les produits financiers dénommés trading, a été brutale, et a parcouru le Togo comme une onde de choc, laissant des milliers de togolais qui avaient investi, dans le désarroi.

« La majorité parmi ces victimes, s’est
appuyée sur les démonstrations on ne peut plus convaincantes en terme communication des différents responsables des structures incriminées
», a-t-elle rappelé.

Le document dénommé « Mémorandum sur le drame des victimes de l’escroquerie dénommée Trading » est composé du contexte, Les origines du drame, Le nombre de victimes et les montants extorqués, Les démarches des victimes, la responsabilité de l’état togolais et des institutions togolaises, La demande de réparation des victimes et une conclusion.

Il révèle que le nombre d’investisseur a globalement progressé de près de 1000% en l’espace de quelques mois entre 2020 et 2021. Il est ainsi passé à 2 923 personnes pour les cinq produits précédemment énumérés. Par rapport aux structures, le nombre d’investisseur de J-Global est estimé à au moins 2 023 personnes. Celui d’Africaci est estimé à au moins 218 personnes. Celui de PDK invest est estimé à au moins 181 personnes. Celui de Global Trade Corporation est estimé à au moins 211 personnes. Enfin, celui de New Touch Investing est estimé à au moins 290 personnes.

Aussi, lire t-on dans ce document, à l’instar du nombre d’investisseur, le montant investi a également progressé rapidement à travers toutes les structures. Le montant global des cinq produits, est estimé à la fin du mois de mars 2021, à 7 064 414 425 FCFA. Le montant total de J-Global est passé à 5,93 milliards de FCFA en fin mars 2021. Le montant d’Africavi est passé à 194,49 millions de FCFA. Celui de PDK invest est passé à 268,31 millions de FCFA à la fin du mois de mars. Celui de GTC est passé à 358 millions de FCFA. Le montant de NTI est passé à 313 millions de FCFA en mars 2021.

Face aux médias, les victimes ont demandé la rétrocession de leurs capitaux dans les plus brefs délais, sur la base du communiqué du ministre Sani YAYA de l’Economie et des Finances du Togo, en date du 29 mars 2021.

« Les victimes sont disposées à apporter toute aide nécessaire aux autorités togolaise, pour une évaluation précise de l’escroquerie en terme de nombre de citoyens victimes et en terme du montant global de capitaux extorqués », rassure la Coalition.

Pour cette entité, a partir de l’instant où le montage financier opéré ne permettra pas de retrouver l’ensemble des investissements en cours avant la publication de l’interdiction du ministère de l’Economie et des Finances, et que les autorités togolaises n’ont pas pris les mesures coercitives nécessaires, pour séquestrer les fonds et arrêter les malfrats, les autorités doivent prendre leur responsabilité pour procéder au
remboursement des victimes.

Lidaw estime que les autorités togolaises, doivent incessamment prendre les mesures qui s’imposent sur le plan budgétaire, afin que cette situation soit régularisée dans les meilleurs délais. Elle demande à ce qu’une nième impunité ne vienne pas s’ajouter aux précédentes. Par conséquent, elle demande aux autorités togolaises que des mesures appropriées soient diligentées pour rechercher et appréhender toutes les personnes qui sont impliquées dans cette vaste escroquerie, afin d’instaurer une forme de garantie de non répétition en la matière.FIN

NPA

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