Economie: L’Afrique subsaharienne sur une corde raide

Les perspectives à court terme pour l’Afrique subsaharienne sont extrêmement incertaines selon le rapport du FMI portant sur les Perspectives Économiques Régionales de l’Afrique Subsaharienne, édition d’octobre 2022. Ce rapport, dont les conclusions ont été appropriées par le gouvernement ainsi que les pistes de solutions proposées, a été présenté mardi à Lomé.

Un séminaire national de présentation des perspectives économiques régionales subsaharienne s’est déroulé autour du thème : « l’Afrique subsaharienne sur la corde raide » avec des analyses très pertinentes ce mardi 06 décembre à Lomé. L’exercice était simple pour le FMI, entretenir les acteurs de la finance, les cadres et les techniciens, plus en profondeur sur la substance du rapport.

Le choix du thème résume bien la situation économique et financière difficile dans laquelle se trouve les pays de la région suite aux chocs successifs survenus au cours des trois dernières années. Sans doute, la pandémie de la Covid-19, les conséquences de la guerre en Ukraine et les défis sécuritaires dans la région sont à l’origine de cette situation, selon Paniah Kofi Agbenoxevi, Secrétaire Général du ministère de l’économie et des finances, représentant le ministre.

« Le thème retenu pour ce séminaire interpelle tous les pays de la région à plusieurs titres. En effet, après avoir rebondit à 4,7% en 2021, la croissance du PIB de la région devrait ralentir fortement de plus de 1 point de pourcentage pour s’établir à 3,6 % à fin 2022 en raison de la décélération mondiale liée au resserrement des conditions financières, internationales , aux perturbations des chaînes d’approvisionnement et la volatilité des cours des produits de base qui se propagent dans notre région. Le renchérissement des produits alimentaires et de l’énergie pénalise les populations les plus vulnérables de la région, tandis que la dette publique et l’inflation ont atteint des niveaux jamais égalés depuis des décennies », a-t-il rappelé.

Pour les auteurs du rapport, les perspectives à court terme sont extrêmement inquiétantes puisqu’elles sont étroitement liées à l’évolution de l’économie mondiale et, sur le plan local, à la situation sociopolitique et sécuritaire qui demeure particulièrement délicate pour bon nombre de pays.

Quatre priorités ressortent de ce rapport pour faire face à l’état d’urgence notamment:
-Remedier à l’insécurité alimentaire pour protéger les populations les plus vulnérables et en orientant les rares ressources vers les personnes nécessiteuses.
-Consolider les finances publiques sur fond de durcissement des conditions de financement en poursuivant les efforts d’accroissement des recettes, en mettant davantage l’accent sur la priorisation et l’efficacité de la dépense publique et en gérant prudemment la dette dans des cadres budgétaires à moyen terme crédibles;

-Maîtriser l’inflation pour une reprise dynamique de l’économie;
-Créer les conditions d’une croissance de qualité en investissant dans les infrastructures résilientes et vertes pour exploiter les abondantes ressources en énergies renouvelables de la région.FIN

NPA

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