AFIS 2022: Des thématiques spécifiques au menu

Alors que l’industrie financière africaine traverse une phase de transformation critique vers toujours plus de numérique, d’intégration et de prise en compte de ses impacts sociaux et environnementaux, elle doit se préparer à l’éventualité de nouveaux chocs externes avec en particulier la perspective d’une récession mondiale. AFIS 2022 posera le débat les 28 et 29 novembre prochain par des thématiques poignantes à l’ordre du jour.

Le conflit en Ukraine a mis à mal les réserves de change et favoriser l’inflation. Les risques de crédit et de liquidité sont élevés tandis que les capitaux disponibles pour combler le déficit de financement du commerce (81 Mds $ pour les PME), s’adapter au changement climatique (30 à 50 Mds de $ nécessaires par an) ou développer les services financiers pourraient vite se tarir. Comment le secteur peut-il se transformer avec
succès dans de telles conditions ?

Le sujet sera largement débattu à Lomé par des leaders de haut rang de l’économie africaine. Voici des thématiques qui vont aromatiser les panels.

État de l’industrie: baromètre de l’Tndustrie Financière africaine 2022:

Deloitte Afrique présente les résultats du 2e Baromètre de l’industrie financière africaine, une enquête panafricaine auprès des institutions financières du continent, préparée en collaboration
avec l’Africa Financial Industry Summit – AFIS. Le Baromètre dresse un état des lieux du secteur eu égard à l’évolution des business models, du paysage réglementaire, des pressions
inflationnistes, des risques émergents ainsi que des progrès en matière d’innovation numérique et
de finance durable. Cet outil sera developper à l’AFIS 2022.

Refonder le financement agricole pour lutter contre l’insécurité alimentaire:

Aujourd’hui, près de 90 % des petits exploitants agricoles d’Afrique n’ont pas accès au crédit alors que les prix des denrées de base s’envolent et que la famine accable la Corne de l’Afrique.
Démocratiser l’accès au financement est dès lors vital, qu’il s’agisse de replanter et réhabiliter les exploitations, s’adapter au changement climatique ou accroître la productivité. Or les agriculteurs restent perçus comme un investissement peu rentable car ils cumulent souvent haut-risque et faible rendement, en raison de l’absence d’historique financier et de titre foncier. Cette table ronde, réunissant représentants d’institutions financières et de gouvernements, explorera les solutions envisagées et la manière dont les nouvelles technologies peuvent y contribuer.

Les experts attendus à Lomé soulèveront ces points essentiels pour la relance de l’économie africaine.

Nous reviendrons sur d’autres thématiques au programme dans nos prochaines publications. FIN

NPA

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