Togo/Média: TOGO REPORTING POST préoccupée par la triple condamnation du journal Liberté

La condamnation du quotidien LIBERTÉ par le Tribunal de Première
Instance de Lomé suite à l’article « Un homme abattu lors du passage du convoi de Victoire Tomegah-Dogbe », de la parution N°3702 du mercredi 21 septembre 2022, défraie la chronique au Togo et repose le débat sur la Liberté de presse dans le pays.

Dans un communiqué rendu public, la Plateforme togolaise des journalistes d’enquête, TOGO REPORTING POST a fait savoir sa préoccupation suite à la triple condamnation qui frappe les journalistes et ce quotidien à l’issue de l’audience du mercredi 05 octobre 2022, au Tribunal de Première Instance de Lomé. De lourdes sanctions qui ne sont pas de nature à favoriser l’existence et la survie de ce journal.

Le quotidien LIBERTE s’est vu infligé cette condamnation malgré le démenti apporté par le journal dans sa parution N° 3703, une plainte a été déposée pour diffusion « d’informations contraires à la réalité », « atteinte à l’honneur » et « offense à la personne du Premier ministre Victoire Dogbe-Tomegah », en vertu des articles 153 et 159 du Code de la presse et de
la communication.

TOGO REPORTING POST déplore cette triple condamnation de LIBERTÉ, un
quotidien privé d’informations générales.

« Se dédire, produire un démenti après publication d’un article, constitue une preuve d’honnêteté intellectuelle et professionnelle, mais c’est aussi un exercice humiliant pour le journaliste et le journal qui perdent en crédibilité par ce manquement à la déontologie journalistique », a rappelé cette Plateforme.

Pour TOGO REPORTING POST, la condamnation par la Justice paraît donc comme un acharnement superfétatoire.

« La disparition d’un quotidien critique comme LIBERTÉ va davantage ternir
l’image sclérosée d’un marché médiatique pauvre, qui peine à sortir de l’ornière
», regrette la Plateforme.

Étant donné les circonstances atténuantes, TOGO REPORTING POST en appelle à la conscience et à la sagacité des plaignants pour revoir leur copie.

Pour rappel, le journal LIBERTE a été condamné à de lourdes sanctions financières allant à 14 millions de FCFA et à trois (03) mois de suspension de parution.FIN

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