Code pénal: Ayewouadan situe les administrateurs de plateforme de Whatsapp

Avec l’avènement des réseaux sociaux , faiseurs de nouvelles tendances aujourd’hui, l’identification des contenus qui ne faudrait pas, n’est pas toujours empreint d’analyses. La situation préoccupe le gouvernement togolais. Le sujet a animé une manifestation ce vendredi 16 septembre à Lomé entre deux ministres et les administrateurs de plateformes whatsapp.

Une grande partie de la population togolaise communique désormais sur les réseaux sociaux parfaitement dans l’instantanéité des échanges. Malheureusement, les technologies qui sont à la disposition de tous, véritable outils de liberté, ne sont pas toujours au service de la démocratie constructive. Autrement dit, l’outil qui sert à consolider les relations interhumaines peut aussi servir à déconsolider les dites relations. Au regard de la capacité de ces outils à atteindre un nombre très large d’individus, le besoin se sent de sensibiliser l’opinion sur les normes juridiques du pays. Une délégation du gouvernement composée du professeur Akodah Ayewouadan, ministre de la communication et des médias avec à ses côtés son homologue Christian Eninam Trimua des Droits de l’Homme, de la Formation à la Citoyenneté, des Relations avec les Institutions de la République, a échangé ce vendredi 16 septembre 2022 avec les administrateurs de plateformes whatsapp au respect du Code pénal et de la loi sur la cyber sécurité.

« Depuis 2020, avec les évènements que notre pays a traversé, notre pays est entré dans un flux d’inquiétudes marqué par le développement d’une forme de discours acerbes ou incendiaires qui a pris comme médium les réseaux sociaux. Ces discours avec leurs caractéristiques d’être régulièrement acerbes voire incendiaires ne sont pas loin d’ouvrir la porte à des actes de violence. Il ne faut pas aussi perdre de vue que les terroristes utilisent les mêmes canaux pour pouvoir communiquer et instiller au sein de la société le venin de la discorde et de la défiance. Il nous appartient donc d’être particulièrement attentif et vigilant sur les contenus que nous diffusons. C’est ce qui justifie cette manifestation. Nous aurons pu choisir des personnes non conotées pour cet exercice, mais il nous a semblé plus juste et pertinent de nous impliquer nous-mêmes dans ce débat », a expliqué Ayewouadan Akodah, ministre de la communication et des médias.

Articulée autour du thème :« Modérateur de contenu et responsabilité des administrateurs », la question fondamentale qui s’est posée à cette rencontre est de savoir: est-ce que les plateformes de réseaux sociaux et leurs administrateurs peuvent être tenus responsables de la même manière que le contenu publié.

Au regard de la multiplication des risques, l’État s’interroge sur les mécanismes qui peuvent aujourd’hui permettre aux administrateurs de réglementer et contenir le contenu des échanges sur les différentes plateformes. La manifestation de ce vendredi a eu pour objectif de partager avec les administrateurs de plateformes de Whatsapp les outils réglementaires notamment le Code pénal et la loi sur la cyber sécurité qui peuvent faciliter la veille qu’ils doivent avoir à concilier les valeurs concurrentes de la liberté d’expression et de la non violence.

Cette journée a permis d’échanger sur les règles régissant les réseaux sociaux au Togo et de poser des nouvelles bases afin que des solutions appropriées soient mises en œuvre dans la consolidation d’une nation où les discours construisent et que les actes consolident l’édifice mise en place. FIN

NPA

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