Politique/ Qu’arrive t-il au CAR de feu Agboyibor ?

Depuis le trépas de l’homme de la méthode, feu Me Yawovi Agboyibor , le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), ce grand corps de l’opposition au Togo est perçu comme malade.
Un scénario malsain anime cette formation politique qui s’enlise. Une situation choquante qui, semblerait-il, retournerait l’illustre disparu dans sa tombe.

Le CAR est dans une zone de turbulence. Le parti du bélier noir, depuis le décès de son champion, a du mal à restaurer sa ligne pour ne pas perdre la face. Certains le qualifie de malade, rétif aux réformes qu’il sait nécessaires. Le CAR semble être à terre. Cruel constat qui éprouve les membres dont l’un, qui se refuse de s’endormir vis-à-vis de la détresse au parti, ne cesse de sonner l’alerte sur les médias.

Que se passe t-il réellement au CAR ?
Orphelin depuis bientôt trois 3 ans, le Comité d’Action pour le Renouveau fonctionne en vase clos et se refuse de s’appliquer à la doctrine qu’elle a toujours professé. Le parti à du mal à opérer l’alternance à sa tête. Pour certains, cette formation politique est aujourd’hui comme une barque à vu sur l’eau avec une navigation aléatoire. Autrement dit, le CAR n’a plus de capitaine.

En effet, selon les textes, le parti devrait organiser une transition jusqu’au prochain mandat ou convoquer un congrès extraordinaire pour suppléer à sa tête. Malheureusement, ces textes ont été contournés. Les premiers responsables ont plutôt choisi d’installer les nouvelles structures après les obsèques de leur champion. La raison évoquée a été que maître Yawovi Agboyibor n’est pas un simple personnage. Une situation qui aurait provoqué deux grands courants en son sein. Des courants qui reposent essentiellement sur les fonctions et les opportunités des uns et des autres.

Il semblerait ce parti se compose d’un courant composé de personnes venues les mains nues et qui furent très proche du patron et ont bénéficié de ses facilitations pour occuper un certain nombre de postes juteux. L’autre courant, par contre est constitué de gens qui n’ont jamais bénéficié de ces opportunités et qui ont toujours contribué au parti, ce sont eux qui sont davantage déshérités et dont les voix ne portent pas et qui ne sont pas décideurs.

Malheureusement, le parti de la méthode a perdu ses méthodes et a ramé jusqu’à la fin du mandat du bureau en janvier 2021.

Au lendemain de l’inhumation de maître Agboyibor, les choses peinent à entrer dans l’ordre. Huit (08) mois après, le CAR a toujours du mal à organiser son congrès électif. Depuis un mois, des commissions sont installées sans cahier de charge. Elles se réunissent timidement donnant libre court à la diversion.

Quand est-ce-que ces commissions rendront les copies afin de permettre aux membres de se prononcer sur la date du congrès ? Le point d’interrogation se trouve là.

Au CAR d’après Agboyibor, toutes les critiques sont désormais battues en brèche. Une situation qui démontre à suffisance que ce parti souffre en son sein. Un constat que les premiers responsables ne cessent de démentir en faisant croire le contraire à qui veut l’entendre.

Aussi, le CAR éprouve des difficultés à lancer des contacts d’éveil sur le terrain. Sa base se demande si la maison au couleur rouge existe encore. Plusieurs ont soif d’être rassurés sur la dynamique du parti. Même certains responsables fédéraux ont besoin d’être suppléer avant de motiver les membres, expression d’un terrain stérile et d’un malaise. Entre déni et fatalisme, la perte de légitimité est réelle. Pire, les miettes financières du parti ont été dilapidées, a t-on appris.

Face à ce tableau peu reluisant, depuis quelques jours, l’un des membres du parti parle beaucoup. Sur une radio locale, à la question comment se porte le CAR? Sa réponse a été spontanément claire, le CAR se porte mal !
Selon lui, le CAR est malade, les militants aussi sont malades. Cela est bien regrettable, mais la côte d’alerte semble être aux aguets. Excité, ce membre sonne l’alerte partout !

Togbui Dagban, c’est bien de lui qu’il s’agit, a confié sur les médias qu’il ne voudrait pas qu’on endorme l’opinion. Ce gardien de nos us et coutumes a laissé entendre que Maître Agboyibor n’est pas tranquille dans sa tombe faute de la santé de son parti qu’il a pris le temps de bâtir.

« Agboyibor se retourne sans cesse dans sa tombe depuis que la tumultude du parti a commencé. Je l’ai consulté« , peste t-il.

Aussi, le courant de Togbui Dagban pense que le CAR a toujours été dirigé par les Ouatchi alors que le parti est représenté dans toutes les communautés. Il suggère qu’il va falloir cette fois-ci nuancer un peu et a confié avoir toujours combattu sans parti pris, ceux qui, souvent dénoncent que seuls les Ouatchi dirigent au CAR.

« Je ne suis pas contre les Ouatchi, mais moralement je plaide la cause des autres communautés« , a-t-il fait savoir.

Aussi, Togbui Dagban sur les médias dit avoir souvent combattu que le fils du défunt président prenne la relève au CAR. Des choses qui selon lui, il ne faudrait pas encourager.

C’est avec le coeur meurtri qu’il gongone partout que le CAR est à terre, un parti qui a suffisamment éprouvé certains parmi eux.

« Bientôt nous serons en cessation de payement de nos fonctionnaires parce que nous accusons quelques retards. Ne pas sonner l’alerte, c’est se rendre coupable dans mon silence. J’ai toujours sonné l’alerte. J’ai même écris à l’instant de décision qui est notre Comité Directeur. Les gens ne veulent pas entendre raison. Le moment est venu de le faire savoir à tout le monde pour sauver le parti. Ceux qui pensent que je ne fais pas du bien au CAR par mes sorties médiatiques, sont des fossoyeurs. C’est leur affaire. Ils sont endormis vis-à-vis de la détresse au parti. Le CAR nous a suffisamment éprouvés. Nous y avions mis les moyens pour sa suivie. Il n’est pas de mon ressort de le laisser tomber et de l’abandonner au moment où je trouve qu’il périclite. C’est un cris de cœur pour que des voix plus éveillées puissent nous assister« , a-t-il laissé entendre.

Le CAR a besoin de retrouver ses lettres de noblesse. Il faudra systématiquement rayer les figures du passé et aller vite à un congrès inclusif et non exclusif de certaines personnes, sans compromis. Une démarche considérée comme l’armature d’un CAR nouveau susceptible de provoquer l’alternance au Togo. FIN

La redaction

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