Togo/Terrorisme: La cohésion nationale n’est pas une question de slogans, selon les FDR

Les Forces Démocratiques pour la République (FDR), étaient face à la presse mercredi. Plusieurs points ont été abordés, le terrorisme aussi. Le parti FDR dit soutenir avec force la mobilisation de tous les Togolais contre cette nébuleuse. Mais à voir la manière dont le problème est abordé, pour Dodji Apevon et sa formation politique, la grande question est de savoir si le pouvoir de Lomé a réellement pris conscience que le tissu social au Togo est en lambeaux.

Les FDR restent sensibles à la situation sécuritaire au Togo. Selon ce parti, le tissu social est lambeaux et qu’il faudra engager des actions vigoureuses et courageuses pour le recoudre en vue d’une vraie cohésion nationale qui en elle-même est tout un programme, un processus à multiples facettes.

Pour les FDR, la cohésion nationale ne se décrète pas. Ce n’est pas une question de slogans. Ce n’est pas non plus par une incantation qu’on l’a crée.

« La cohésion nationale est en effet la résultante d’une série de comportements suscités par une forte volonté politique des gouvernants avec l’adhésion des gouvernés pour promouvoir un réel vivre ensemble, facteur de progrès et de vrai développement. Malheureusement au Togo, la cohésion sociale n’est qu’un mirage depuis des décennies et les tenants du pouvoir n’en font état que pour bluffer. Les journées de réconciliation armée -nation à grandes renforts médiatiques n’ont été que des farces. Le vivre ensemble est foulé au pied par nos gouvernants qui, pour des raisons de conservations du pouvoir , posent des actes qui sont aux antipodes de la cohésion nationale qu’ils recherchent aujourd’hui frénétiquement. Ces actes de mépris , de violations des libertés, accompagnés par des violences souvent gratuites, ont atteint beaucoup de nos concitoyens dans leur chair et dans leur âme et on entraîné de profondes frustrations politique et sociales dont les séquelles auront du mal à disparaitre« , lit-on dans sa déclaration liminaire.

Le sujet sur le terrorisme est un problème sérieux selon les FDR. Face à la gravité de la situation sécuritaire que traverse actuellement le Togo, le parti FDR pense qu’il est temps de créer les conditions susceptibles de mettre tous les Togolais en ordre de bataille contre le fléau du terrorisme qui risque d’entraîner des conséquences désastreuses pour tous les Togolais si on n’en prend pas garde.

Selon les FDR, pour y arriver, il faut d’abord commencer par une décrispation du climat politique au Togo et s’attaquer ensuite courageusement à toutes les autres sources de frustration politiques et sociales pour créer les conditions d’une vraie cohésion nationale. Les FDR déplorent que le régime s’est fixé comme objectifs à atteindre vaille que vaille la conservation du pouvoir, de faire disparaitre toute opposition à leur règne despotique. C’est à ces fins que les gouvernants ont décidé d’étouffer toute contestation en utilisant la peur caractérisée par la terreur dont les manifestations les plus visibles sont les menaces et intimidations, les violences physiques et verbales, les arrestations arbitraires suivies de condamnations iniques.

« Aujourd’hui, des responsables et militants de partis politiques et de la société civile croupissent en prison ou sont contraints à l’exil. De simple syndicalistes qui réclament uniquement de meilleures conditions de travail sont traqués comme des criminels, radiés de la fonction publique et certains mis en prison. Des journalistes ne sont pas épargnés« , regrette le parti.

« Comment les mêmes gouvernants peuvent-ils logiquement feindre d’ignorer le grave climat de terreur qu’ils ont institué et déployé contre ceux qu’ils ont invité, et qui ne sont pas des ennemis, encore moins des criminels à abattre, pour leur parler de cohésion nationale« , s’interroge le parti violet.

Les FDR pensent que la première mesure à prendre par le Chef de l’Etat pour la décrispation du climat politique au Togo en vue d’un début de cohésion nationale est une loi d’amnistie pour permettre à tous les prisonniers venant des partis politiques, de la société civile et des syndicats de sortir de leur détention et à tous les exilés de rentrer au bercail.

Les élections régionales, la révision profonde du cadre électoral, le respect des libertés fondamentales, la lutte contre la pauvreté, la création du District Autonome du Grand Lomé, le refus de respecter les prérogatives des communes et la volonté de soumettre les maires, le refus de doter les communes de moyens financiers et techniques conséquents et les solutions urgentes à la vie chère sont entre autres les sujets abordés par cette formation politiques . Elle a en outre formulé des propositions.

Nous y reviendrons.

NPA

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *