Terrorisme: La DMK donne sa position après la rencontre avec Victoire Dogbè

Devant la presse vendredi, la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) a rendu compte à l’opinion de la rencontre de ce jeudi avec Victoire Tomegah Dogbè. Pour ces opposants, cette rencontre est une fuite en avant et une instrumentalisation de la grave question sécuritaire à laquelle le Togo est confronté.

O4 membres de la DMK ont répondu à l’invitation du gouvernement ce jeudi à la primature. Une rencontre déclinée en trois exposés notamment l’état de sécurité au Togo, l’état d’urgence sécuritaire et le plan d’urgence dans les savanes.

La DMK sonnera le tocsin afin que Faure Gnassingbé et les partis de l’opposition prennent leur responsabilité. Elle a confié aux médias, qu’elle a saisi la perche de question pour demander la libération des détenus politiques, la levée des poursuites contre les leaders de l’opposition et le règlement des questions sources de frustration préjudiciables à l’unité, et à la cohésion auxquelles le régime ne cesse d’appeler.

Pour Brigitte Adjamagbo et ses alliés, la réunion de jeudi 4 août est une simple rencontre d’information que le régime a organisé mais qu’il tente déjà de présenter à l’opinion publique nationale et internationale, comme une rencontre d’échanges et de discussions, voire de dialogue avec la classe politique de l’opposition.

Les populations togolaises qui s’expriment sur les médias sur la réunion du 4 août ne sont pas dupes , a-t-elle rappelé.

Selon la DMK, le régime vient d’échouer encore une fois dans sa fuite en avant et l’instrumentalisation de la crise sécuritaire en vue de divertir les togolais et de se maintenir au pouvoir. Aussi, ce regroupement de partis politiques de l’opposition a dénoncé une énième fois, au lendemain de cette rencontre, la persistance manifeste du régime à vouloir ignorer, diviser et décapiter la première force politique d’opposition se battant à ce jour pour que le suffrage des citoyens soit respecté et qu’il y ait alternance dans notre pays.

Pour lui , Il est temps pour le premier responsable qui se maintient à la tête de ce pays de prendre des initiatives pour engager avec son opposition de véritables discussions sur les enjeux vitaux des togolais et du Togo.

Le Togo est à la croisée des chemins et il faut un sursaut patriotique sincère pour recoudre le tissu social et faire face efficacement au problème d’insécurité auquel il est confronté, ont fait savoir ces partis.

La DMK dit rester consciente qu’il faut que la nation togolaise devienne une réalité et reste soudée derrière les forces de défense et de sécurité. Mais cette vérité tautologique ne peut s’imposer dans un Togo au tissu social en lambeau à cause des crises sociopolitiques récurrentes depuis plus de 30 ans et aussi du comportement de l’armée togolaise qui s’illustre plus par la répression des togolaises et togolais manifestant leurs desapprobations de la gouvernance économique et politique du régime.

Pour la DMK, on ne peut régler cette crise qu’à travers un consensus national.

La DMK rappelle qu’aujourd’hui, les populations togolaises sont confrontées à plusieurs difficultés, en l’occurrence, la vie chère et la détresse sociale, les violations des droits humains fondamentaux et des libertés publiques et politiques, une contestation sérieuse de l’élection présidentielle du 22 février 2020, difficultés auxquelles se sont ajoutés les problèmes d’insécurité.

La DMK estime que la vie chère trouve ses origines dans la gouvernance économique et politique, notamment, les choix d’investissements économiques; l’inflation très mal maitrisée au Togo; la faiblesse des revenus; la corruption: la pression fiscale; etc.

« En effet, depuis la dernière élection présidentielle du 22 février 2020 qui a vu une fois encore la victoire du peuple confisquée, le gouvernement de Monsieur Faure Gnassingbé ne cesse de trouver les occasions pour renforcer la dictature. Cette situation le pousse à orienter ses priorités dans les domaines qui peuvent lui garantir sa propre sécurité tout en développant des stratégies de propagande inutiles et coûteuses pour les citoyens. Les ressources du pays sont ainsi utilisées à des fins de corruption et de ripolinage d’un régime perçu partout comme indésirable. Aussi, les tenants du pouvoir sont-ils prêts à tout concéder à ceux qui peuvent leur garantir leur maintien au pouvoir. Nos principaux moyens de production des richesses économiques nationales sont ainsi passés aux mains des étrangers qui rapatrient la plupart de nos ressources financières. Le résultat en est que le pays est riche mais les richesses sont confisquées pars des groupes prédateurs assistés d’une minorité. Pour pouvoir disposer des ressources et assurer les dépenses essentielles de L’Etat, le gouvernement est obligé de saigner les pauvres populations par des créations des taxes supplémentaires et l’augmentation de celles déjà existantes. La crise sanitaire à COVID 19 et la guerre d’Ukraine n’ont fait qu’amplifier les conséquences d’une mauvaise gouvernance que les Togolais ont toujours décriée« , lit-on dans sa déclaration.

La DMK estime que pour juguler la flambée des prix et lutter de façon plus efficiente contre la vie chère, il faut de manière consensuelle prendre des mesures audacieuses comme:

-baisser les prix du carburant à la pompe; annuler les hausses des taxes;
-réduire le train de vie de l’Etat; annuler les élections régionales; -supprimer le sénat;

la violation des libertés et des droits humains et le contentieux électoral des élections présidentielles du 22 février 2020 ont été entre autre abordés par ces opposants.

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