Droit de l’Homme/ Le CACIT veut aider les jeunes à embrasser cette voie

Le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) croit au futur qui n’est autre que la jeunesse. Fidèle à son domaine de prédilection et dans le but de contribuer au professionnalisme des jeunes défenseurs des droits de l’Homme, le CACIT a entamé ce mardi 02 août 2022, une formation continue dénommée « Universités Citoyennes du Mandé » sur les droits de l’Homme, le fonctionnement des mécanismes de lutte contre l’impunité et les fondamentaux de la gouvernance locale et la décentralisation. Il s’agit pour cette organisation d’accompagner les jeunes acteurs sur le terrain de la redevabilité.

A l’initiative du CACIT, des acteurs issus de la société civile, des acteurs étatiques, des journalistes, des syndicalistes et des étudiants suivent depuis mardi une formation continue à Lomé. Une occasion pour eux d’approfondir leurs connaissances entre autres sur les techniques de monitoring à différents niveaux intéressant les droits de l’Homme, les techniques d’entretien des victimes, les textes et mécanismes existants. Aussi, ils se familiariseront davantage avec les méthodes de rédaction de rapports sur une situation des droits de l’Homme. Un accent particulier sera mis sur la manière de travailler avec les différents mécanismes des droits de l’Homme et les mécanismes des actes de violation des droits de l’Homme et de corruption au Togo.

« Les Défenseurs des droits de l’Homme sont au cœur de toute action de nos jours. C’est cela l’intérêt pour les jeunes de se former, de s’informer sur ces questions. En ce sens tous les jours, il y a des débats liés à leur respect. Et donc pour être un acteur avisé de la question et pouvoir intervenir ou interagir avec les différents acteurs pertinents en la matière, il est important que tout acteur maîtrise les questions de droit de l’Homme. C’est pareil également en matière de gouvernance locale vu que le Togo est rentré dans un état de décentralisation« , a indiqué Ghislain Nyaku, Directeur Exécutif du CACIT.

Le Togo s’est inscrit résolument dans le processus de la décentralisation qui a permis d’élire des conseillers municipaux dans les 117 communes du Togo lors des élections locales de 2019. Un volet sera consacré lors de la formation continue à cette thématique et à la décentralisation comme facteur essentiel de lutte contre les inégalités sociales et outil de promotion de la cohésion sociale. Il faut rappeler que cette formation se réalise en collaboration avec l’Institut de Formation et de Recherche pour le Développement Durable (IFORDD), la Plateforme Citoyenne Justice et Vérité (PCJV) et avec l’appui financier de Pain Pour Le Monde (PPLM).

Pour Dr Amavi Gustave KOUEVI, Directeur Général de IFORDD, la thématique est un peu large.

« C’est un peu large, mais à la réflexion, c’est tout à fait pertinent puisque les droits de l’homme intéressent aussi bien l’aspect étatique, mais également l’aspect local . Donc travailler avec les jeunes qui suivront cette formation sur la gouvernance locale, nous pensons que c’est une bonne chose. C’est aussi l’occasion pour les 117 communes qui sont appelées à assurer l’administration locale, l’économie et la gestion locale de faire aussi l’apprentissage des droits humains. C’est donc une formation qui va aider les jeunes à embrasser les droits de l’homme et la lutte contre l’impunité« , a-t-il précisé.

La formation continue est prévue durée du 02 août au 25 octobre 2022 et s’inscrit dans le cadre du Projet IMPACT- Initiatives Citoyennes pour l’efficacité des mécanismes de lutte contre l’impunité au Togo. FIN

NPA

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