Togo/ CACIT et OMCT renforcent leur visibilité en milieu carcéral

Depuis le 21 avril 2022, les visites dans les lieux de détention ont repris partiellement à raison de 03 fois par semaine. Afin de s’assurer de l’état de santé mental et physique des détenues femmes et des mineurs en conflit avec la loi, le collectif des Associations contre l’Impunité au Togo (CACIT) en collaboration avec l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) a relancé les activités liées aux soins de santé dédiées aux détenus.

Dans le cadre du projet « la réponse numérique à la crise au changement des systèmes à l’ère de la covid-19 », financé par l’Union Européenne, le CACIT et l’OMCT ont entamé des consultations médicales et psychosociales gratuites dans les prisons du Togo. Ces organisations des droits de l’homme renouent ainsi avec leurs activités liées aux soins de santé dédiées aux détenus, un volet sérieusement mis à mal par l’interdiction des visites aux personnes en détention ni par les familles ni par les organisations de la société civile.

L’objectif du projet « la réponse numérique à la crise au changement des systèmes à l’ère de la covid-19 », est de contribuer au renforcement de l’accès aux soins de santé des détenus les plus vulnérables à travers des consultations médicales et psychosociales. Les deux organisations veulent accompagner le gouvernement dans son rôle de garant de la santé des personnes en conflit avec la loi.

Il s’agira pour ces acteurs de la société civile d’effectuer une séance de consultation médicale et psychologique accessible à cent (100) détenus vulnérables dont quarante (40) femmes à la prison civile de Lomé.

Une séance de consultation médicale et psychologique sera également effectuée à l’endroit de vingt (20) mineurs au centre d’accès au droit et à la justice pour enfants (CADJE).

Les deux organisations envisagent d’offrir une assistance sociale à travers des dons de vivres et de non-vivres aux détenues femmes et enfants, mettre à contribution le personnel médical et psychologique des deux lieux de détention cible pour la bonne conduite des consultations.

Pour rappel, cette activité s’aligne avec la règle 27 de l’ensemble des règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus selon lequel : « l’Etat a la responsabilité d’assurer des soins de santé aux détenus, ceux-ci devant recevoir des soins de même qualité que ceux disponibles dans la société et avoir accès aux services nécessaires sans frais et sans discrimination fondée sur leur statut juridique ».FIN

NPA

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