Dossier Lomé-Golfe/ Refus de l’association GOLF-CLUB de répondre à une convocation du Procureur Général de Lomé: Le ras-le-bol des collectivités !

Le dilatoire autour du dossier  » Lomé Golf », a poussé des ailes. Convoquée le vendredi 17 juin à 9 heures par le Procureur Général de Lomé, l’association GOLF CLUB a brillé par son absence. Devant les caméras, les collectivités à la sortie de la Cour d’Appel, dégoûtées, ont manifesté en parole leur consternation.

L’affaire « Lomé Golf » qui dure maintenant 11 ans est loin de connaître son épilogue. L’association GOLF CLUB refuse toujours de quitter les lieux en dépit de la décision de justice et de la non-reconduction du bail du site qui lui a été bien notifiée par les collectivités. Pire, il est interdit aux collectivités l’accès au site. Certains copropriétaires ont été interpellés par le Groupement d’intervention de la police nationale (GIPN) quand ils ont voulu s’offrir un moment de foot sur une partie du site il y a quelques semaines.

« Suite à cette interpellation, on a vérifié au niveau du Tribunal de Lomé, au niveau de la Cour d’Appel et la Cour Suprême si cette interdiction est notifiée. Il y a aucune décision judiciaire qui donne le droit à la GIPN d’intervenir et d’empêcher les copropriétaires de jouir de leur site. A la suite de cette interpellation, le Procureur Général de Lomé a convoqué chacun des membres du bureau de l’association GOLF CLUB. Cette convocation a été transmise par voie d’huissier pour aujourd’hui 17 juin à 9 heures à la Cour d’Appel de Lomé. Les collectivités ont fait le déplacement, les conseils aussi. Quant aux responsables de l’association GOLF CLUB, ils n’ont pas pris la peine de répondre à cette convocation. Cela a frustré ces collectivités qui ont crié leur ras-le-bol devant la Cour », a expliqué Eugène ATIGAN, président du Comité International, le Super Cabaret.

Ce refus, de répondre à la convocation du PG considérée comme une provocation a mis les collectivités dans un état hystérique qui ont Manifesté en parole leur consternation, a-t-on appris. Elles disent en avoir assez, en avoir marre, être dégoûtées par l’allure que prennent ce dossier et le comportement des responsables de GOLF CLUB.

« Est-ce que les blancs ont pris le domaine Lomé Golfe de chez eux pour l’amener chez nous pour qu’ils se comportent comme si personne ne peut les inquiéter ? Ces blancs ont plus de force que nous à qui appartient le domaine pour refuser de le libérer ? On leur a fait quoi pour qu’ils refusent de partir. Certains parmi nous ont souffert dans cette affaire jusqu’à ce qu’ils sont morts. Sommes nous dans un état de droit ou pas » rouspetait une maman très frustrée.

On pouvait entendre devant le palais de la Cour d’Appel, la délégation des collectivités qui scandait  » Nous voulons la justice ! Nous voulons la justice ! »

Il faut rappeler que l’association GOLF CLUB n’a jamais honoré les termes du bail du domaine Lomé Golfe chez certaines collectivités. Autrement dit, 50 ans de bail sans verser un seul franc, 36 ans de non-paiement chez d’autres. L’association a été condamnée à verser plus de 300 millions aux collectivités au titre d’arriérés de bail. Elle ne s’est jamais exécutée. Elle a été ensuite invitée à libérer les lieux, ce qui n’est pas fait jusqu’à l’heure où nous mettons cet article en ligne.

Cette énième provocation, celle de briller par son absence à la convocation du PG de la Cour d’Appel de Lomé a accentué la frustration des collectivités qui appellent le Chef de l’Etat à réagir afin que justice soit enfin rendue. FIN

NPA

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