Togo/ La DMK maintient le cap malgré les intimidations

La Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) a fait le bilan de ses rencontres avec ses points focaux dans les communes du Grand Lomé ce mercredi 20 avril. Ce regroupement de partis politiques regrette l’acharnement du pouvoir contre lui ces derniers jours. La DMK proteste contre ce qu’elle qualifie d’ènième violation du droit des partis et associations légalement constitués à se réunir dans des espaces privés, y compris le siège d’un parti politique. Elle exige la fin de ces pratiques liberticides et anti démocratiques.

COMMUNIQUE DE LA DMK

Que viennent les tyrans, nos soupirent vers la liberté.

La conférence des présidents des partis CDPA, MPDD, DSA, BAC, Le Nid, La RACINE, Le Togo Autrement, ainsi
que des associations ALCADES, Bindjé gué bindjé, FDP, GCD, GLOB, MJS, Renaissance gamessou, SEET, SYJEP, tous légalement constitués et regroupés au sein des forces démocratiques pour l’alternance, désignée sous l’appellation Dynamique monseigneur Kpodrzo (DMK), s’est réunie ce mercredi 20 avril 2022 pour faire le bilan de ses rencontres avec ses points focaux dans des communes du Grand Lomé au cours du week-end pascal. Elle a noté que sur les quatre réunions prévues avec sa base, deux ont été empêchées.

En effet, une assise de la DMK devait se tenir le 16 avril à 14 heures 30 au siège de la CDPA. Mais elle a été empêchée par un détachement des forces anti-émeutes de la gendarmerie qui s’était positionné devant le siège déjà aux environs de 11 heures 30. Informés, les responsables de la DMK se sont rendus sur les lieux à l’heure prévue pour la réunion. Interrogé, l’officier commandant le détachement renvoya à ses supérieurs les responsables de la DMK dont la Coordonnatrice et Secrétaire générale de la CDPA propriétaire des lieux, après leur avoir signifié qu’il a reçu l’ordre d’empêcher la tenue de cette réunion et qu’il n’est pas autorisé à discuter avec eux. La tentative de joindre le Ministre en charge de la sécurité et de la protection civile pour comprendre ces violations des droits constitutionnels, a été vaine : Le ministre à qui un message a été laissé et qui devrait rappeler la Coordonnatrice n’a pas daigné le faire.

Les responsables de la DMK se sont rendus dans la commune du Golfe 7 pour tenir une seconde réunion qui était prévue pour 16 heures. Sur place, ils ont encore constaté la présence d’un autre détachement des forces anti-émeutes empêchant l’accès au site de la rencontre. Les points focaux de la DMK ayant trouvé une solution de rechange pour la réunion dans un espace privé, le propriétaire de la maison a été menacé par les forces anti-émeutes qui se sont rendues également sur ce deuxième site.

Notons que déjà la veille, le préfet du Golfe avec pris contact avec monsieur Gérard Adja, membre de la Conférence des présidents, pour savoir si la DMK avait écrit pour demander une autorisation pour la tenue de ses meetings prévus pour le samedi 16 avril 2022. Monsieur Adja a dû lui expliquer que la DMK avait prévu des rencontres en lieux privés avec sa base et n’avait même pas à accomplir de formalité légale de déclaration.

La DMK proteste contre cette énième violation du droit des partis et associations légalement constitués à se réunir dans des espaces privés, y compris le siège d’un parti légalement constitué.

La DMK s’étonne et ne comprend pas cet acharnement des autorités de fait à l’empêcher de se réunir avec ses militants. Elle relève que le 6 avril 2022, les forces anti-émeutes avaient tout mis en œuvre pour intimider les organisateurs, les journalistes et les participants, voire empêcher la tenue de sa conférence de presse au CESAL.

La DMK condamne ces intimidations qui accentuent le recul des libertés fondamentales au Togo.

La DMK condamne les violations de ses droits constitutionnels et exige la fin des pratiques liberticides et anti
démocratiques.
La DMK dénonce l’intimidation du propriétaire de la maison qui s’est proposé d’accueillir la réunion prévue de la commune du Golfe 7.

La DMK exhorte les Togolais à ne pas céder à la peur, car notre lutte commune est légale, légitime et juste.

Fait à Lomé, le 20 avril 2022

La conférence des présidents

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