Togo/Fake news: Les députés veulent limiter leur diffusion

Les députés ont prennent mieux connaissance de leurs rôles dans la lutte contre les fake news depuis ce jeudi 18 novembre 2021. C’est à travers un séminaire organisé à l’initiative de l’Assemblée Parlementaire de la Francphonie (APF). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le 3ème Vice-président, Sénat Alipui, au nom de la Présidente de l’Assemblée nationale, en présence du Ministre de la communication et des médias, Prof Akodah Ayewouandan et Madame Mireille Eza, Directrice au programme numérique de l’APF.

Les Fake news sont un véritable problème aujourd’hui pour tous les Etats. Ce sujet d’actualité et d’un grand intérêt interpelle les parlementaires et les amène à explorer des pistes nouvelles visant à approfondir leur connaissance et à consolider la législation en la matière au Togo.

Le sujet a été au centre d’un séminaire des députés jeudi sur le thème : Entre protection des libertés et répression dans dérivés: Le législateur togolais face à la désinformation.

A travers ce renforcement de capacité, les élus du peuple veulent limiter la diffusion de fausses informations au Togo.

« Le défi est donc de taille : Comment assurer la liberté d’expression, constitutionnellement et conventionnellement garantie, indispensable à toute société
démocratique, tout en limitant les externalités attentatoires qu’elle peut engendrer ? Le présent séminaire vise précisément à répondre, sur cette ligne de crête, aux enjeux soulevés dans ce domaine par les nouvelles technologies de l’information et de la communication. De fait, la qualité de l’information est indispensable à celle du débat démocratique. Il est donc nécessaire que l’intervention du législateur soit prudente dans cet univers informationnel singulièrement inquiétant. Le but du séminaire n’est pas de limiter l’émission de fausses informations, mais bien de limiter leur diffusion. En effet, il n’est nullement souhaitable, dans une démocratie, d’empêcher les citoyens de partager les informations qu’ils souhaitent, qu’elles soient vraies ou fausses
 » a indiqué Yawa Djogbodi Tségan, présidente de l’Assemblée nationale.

La formation est prévue durer deux jours au sein l’hémicycle du Togo.

Pour information, le nouveau Code de la presse et de la communication adopté en janvier 2020 punit en son article 153 la propagation de fausses nouvelles lorsqu’elles sont susceptibles de troubler la paix et « l’ordre public ». Par ailleurs, le nouveau Code pénal sanctionne de peine d’emprisonnement et d’amende le fait de porter volontairement atteinte à la vie privée d’autrui au moyen d’un procédé quelconque.

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