Togo/ Le Rameau des Jesse pose la problématique de l’aide au développement de l’Afrique

Des indicateurs de développement montrent souvent des signaux rouges en Afrique malgré l’aide à de nouvelles solidarités après la crise économique au lendemain de la deuxième guerre mondiale. En 2019, la dette de l’Afrique s’élève à 1400 milliards de dollars. Par contre en 2010, cette dette s’élevait à 650 milliards de dollars. Pour certains observateurs, le taux de pauvreté augmente sur le continent au fur et à mesure que l’aide augmente. Pour d’autres, le cancer de la pauvreté en Afrique est plutôt les gouvernants de nos pays. Le sujet fait objet de réflexion ce vendredi aux journées de réflexion organisées par l’association le Rameau des Jesse.

En 2020, la dette de l’Afrique dépasse 60% de son PIB. La question mérite d’être posée. Les aides au développement, contribuent-elles vraiment au développement de l’Afrique ?

Le sujet est largement évoqué au deuxième jour des journées de réflexion organisée par l’association le Rameau des Jesse à Lomé.

L’association se questionne sur le cadre des relations entre l’Afrique et le reste du monde. Les participants à ce cadre d’échange approfondissent leurs réflexions sur les nouvelles voies des relations plus équilibrées sur fond de solidarité.

« Notre devenir est lié à la manière dont nous vivons dans le monde d’aujourd’hui et particulièrement on a voulu réfléchir à ce qu’on appelle l’aide au développement. Est-ce bénéfique pour nous ? Le but est de déboucher sur la question de convergence. Nous pensons que l’aide doit être une solidarité plutôt que d’être une façon de nous piéger. Nous sommes dans une impasse tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de notre pays. Nous voulons réfléchir autrement. Pas en terme d’opposition, mais en trouvant des moyens communs à mettre en œuvre pour nous en sortir entre Togolais, entre Africain, entre Africain et le monde » a indiqué Maryse Quashie, membre de l’association le Rameau de Jesse.

L’autre cause de l’échec de l’aide à Afrique est due au fait que le continent est dirigé par des gouvernants qui n’ont pas été capables sur les cinquante derrière années de tirer profit de cette aide. Une position que soutien pleinement Koumou Dodji, Président de Veille Economique.

« La majorité de ces ressources est détournée à d’autres fins qu’à la finalité à laquelle elle est destinée. C’est la principale cause. C’est vrai qu’il y a d’autres causes secondaires. Les pays africains sont mal gérés depuis les indépendances. Nous traînons des déficits au niveau du commerce international, au niveau de notre balance commerciale, des déficits budgétaires. On est donc obligé d’aller chercher des ressources complémentaires. L’aide fait partie de ces ressources complémentaires. Le cancer de la pauvreté en Afrique, ce sont nos gouvernants qui gèrent mal nos pays. Si nos pays sont mal gérés, normal qu’on tend la main à l’aide internationale et au même, on assiste à des détournements étatiques qui appauvrissent de jour en jour nos populations » a t-il déploré.

Cette deuxième journée qui complète de jeudi a pour finalité d’amener les participants à procéder à une analyse critique du concept d’aide au développement, identifier les bonnes pratiques dans la mise en place de cadre de relations entre l’Afrique et ses partenaires et proposer des pistes de relations fondées sur la solidarité.

NPA

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