Tension au Mali/ Le Président Bah N’Daw et son premier ministre arrêtés

Situation confuse au Mali depuis l’après-midi d’hier lundi 24 mai. Le pays se retrouve dans un contexte politique très tendu. Juste après quelques minutes de l’annonce d’un nouveau gouvernement et le départ de deux Colonels emblématiques de l’ancien junte militaire, Sadio Camara et Modibo Koné, jusqu’alors ministre de la Défense et ministre de la sécurité, le Président de la transition Bah N’Daw et son Premier ministre Moctar Ouane ont été arrêtés et retenus au camp militaire de Kati, une quinzaine de kilomètres de Bamako. D’après une source diplomatique le médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan est attendu ce mardi à Bamako.

Le Président de la transition Bah N’Daw et son Premier ministre Moctar Ouane sont les prisonniers des militaires sortis de leurs casènes depuis le début de la crise malienne qui a emporté l’ancien président Ibrahim Boubaka Keïta. Les deux hommes auraient été emmenés sous la contrainte par des Hommes du Colonel Assimi Goïta, actuel Vice-président de la transition.

Des rassemblements militaires auraient également été observés à Kati et à Bamako. Cette tension serait le mécontentement du Colonel putchiste lors du coup d’Etat du 18 août 2020.

Quelques heures seulement après la nomination de deux généraux dont Souleymane Doukouré anciennement au poste au sein de l’armée de l’air. Suite à sa nomination au ministère de la sécurité, le général est arrêté par l’armée. Des rumeurs insistantes d’arrestation de plusieurs personnalités, également, circulent.

L’annonce d’un nouveau gouvernement intervient dans un climat politique et social tendu. Pour manifester son mécontentement face aux propositions faites par le gouvernement, l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNMT), le principal syndicat au Mali avait annoncé à partir de ce lundi 24 mai, la reconduction d’une seconde grève de cinq jours signalant l’échec des négociations des autorités de transition. Une grève dont l’objectif est de paralyser l’ensemble de l’économie au Mali depuis le 17 mai et affecte le quotidien de tous les Maliens.

Par ailleurs, le climat dans les rues de Bamako reste apaiser pour le moment. Aucune contestation sociale n’a été observée.

L’intention des autorités maliennes de respecter le délai de la transition et d’organiser les élections législatives et présidentielles dont le 1er tour était prévu en février 2022 risque de connaître un bouleversement.

Le médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan serait attendu ce mardi à Bamako.

NPA

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