Culture/Journée internationale des musées: Le Togo veut protéger ses biens culturels

Instituée par le Conseil international des musées (ICOM), le monde célèbre chaque 18 mai de l’année, la Journée internationale des musées. Cette année, la célébration apporte une saveur particulière étant couplée à la lutte contre les trafics culturels. Pour marquer cette journée dédiée aux musées, outre les journées portes ouvertes des musées du pays, le Togo a justement choisi de lever le voile sur ses efforts réalisés dans la lutte contre les trafics illicites.

Le monde a célébré la Journée internationale des musées ce mardi. Le Togo n’est pas resté en marge de cette journée placée sous le thème « l’avenir des musées : Se rétablir et se réinventer ».

Une cérémonie suivie de porte ouverte du grand musée de Lomé s’est déroulée dans l’après-midi de mardi présidée par le ministre de la culture et du tourisme, Kossi Gbény Lamadokou et en présence du ministre des sports et des loisirs Lidi Kédéka Bessi Kama-Gumedzoe.

« Ce thème est un appel aux musées, aux professionnels et leurs communautés à développer, imaginer et partager de nouvelles pratiques de création de valeur et des solutions innovantes pour les défis sociaux, économiques et environnementaux du présent. Un pays comme le notre à l’obligation d’aller vers la confession des musées modernes au niveau national et des musées régionaux modernes. Cela fait partie du PND qui prévoit la construction des complexes culturels à chaque chef-lieu de région » a informé Kossi Gbényo Lamadokou ,ministre du tourisme et de la culture.

En effet, la Journée internationale des musées contribue à diffuser les richesses de la culture africaine en général et de celle du Togo en particulier. Pour rappel, le musée national du Togo est créé par décret présidentiel numéro 7471,PR,MJSC du 08 avril 1974 pour conserver les biens culturels du Togo qui constitue le patrimoine des Togolais. Il y a de quoi porter un intérêt particulier à cette journée.

« La Journée internationale des musées est l’une des occasions les plus importantes pour célébrer la place et le rôle des musées dans nos sociétés. Le thème cette année est révélateur. En effet la Covid-19 nous impose la nécessité d’introduire les nouvelles technologies de l’information et de la communication dans les gestions de nos musées. Nous devons réinventer nos musées à l’ère de cette technologie, » a souhaité Tidjougouna Lucie, Directrice du patrimoine culturel.

Il faut souligner qu’aujourd’hui nombreux sont ces biens culturels du Togo qui se retrouvent en occident dans les musées et chez des particuliers suite à des dons, des achats et surtout à l’exportation illicite. Aucun inventaire précis existe. On estime 20 à 30 milles pièces en Allemagne et environ 2 milles ailleurs. Pendant des années, le trafic illicite culturel a entraîné la sortie de nombreuses pièces sans aucun contrôle. Le vol, le pillage et le trafic illicite des biens sont considérés comme des crimes contre l’humanité selon l’UNESCO et ses partenaires.

Le Togo s’est donc engagé dans la lutte contre le trafic illicite et honteux des biens culturels qui persiste par des voies déguisées qui dépossèdent les peuples de leurs histoires et de leurs cultures. Dans le cadre de cette Journée internationale des musées, hormis les différentes journées portes ouvertes dans les musées publics à Lomé, Aného, Sokodé, Kara et Dapaong, le département de la culture et du tourisme a mis en avant les efforts réalisés par le pays dans la lutte contre le trafic illicite des biens culturels en exposant dans la musée de Lomé, des objets culturels et cultuels saisis à l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma. Il s’agit principalement de masques, statuettes, cannes, objets de culte provenant du Togo et de pays tiers, dans l’illégalité et le non-respect des normes internationales de transfert des biens culturels.

NPA

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