SEMAINE DE LA PRESSE/Médias en mutation: Le Togo à l’école du Bénin

Les professionnels des médias sont poussés vers de nouvelles dispositions du code de la presse revisité. Un moratoire de trois ans est donné pour cette métamorphose obligatoire. C’est le flou total dans la tête des journalistes togolais par rapport au terme société et entreprise. Afin de faire la lumière sur cette mutation et ses zones d’ombre, le Togo a choisi d’aller à l’école du Bénin, pays voisin qui déjà est passé par cette étape importante depuis 2015.
Une rencontre a réuni vendredi, à Lomé, toutes les organisations de presse du Togo, en présence du Patronat du Bénin afin de découvrir l’expertise béninoise. C’était dans le cadre de la 1ère édition de la SEMAINE DE LA PRESSE organisée par le Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP).

Il faut dire que c’est l’un des combats du ministre de la Communication et des Médias, Prof Akodah Ayéwouanda, celui d’amener les professionnels des médias à se conformer aux nouvelles dispositions au sens du nouveau code et conformément aux dispositions prévues par l’acte uniforme de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA).

La presse togolaise étant contrainte à cette mutation, les acteurs ont échangé entre eux sur la question. Pour une presse déjà en délicatesse ces derniers mois, il fallait en savoir d’avantage sur la notion d’entreprise de presse ou société. Il s’est agi aussi de s’informer sur la forme juridique de cette réforme. C’était avec le concours d’une délégation du Patronat de la presse béninoise venus partager avec leurs confrères du Togo comment le Bénin a traversé et vit cette mutation depuis 2015.

« La rencontre de ce soir fait partie des activités phares retenues pour célébrer la 1ère édition de la SEMAINE DE LA PRESSE. On demande aux médias de se transformer en entreprise de presse. C’est une contrainte. Donc c’était important de se retrouver pour réfléchir autour de la mutation à laquelle nous sommes appelés à se conformer. Le besoin s’est senti de solliciter nos frères du Bénin qui déjà on affronté cette mutation pour nous dire comment ils sont arrivés à cette étape. Le Patronat de la presse béninoise est avec nous, vous l’aurez constaté. Nos frères Béninois ont pu nous dire ce qu’il faut faire, c’est-à-dire comment créer, gérer et tenir une entreprise pour qu’elle réussisse. Ces points ont été évoqués et je crois que tous ces journalistes et patrons de presse qui ont pris part à cette rencontre ont pu retenir quelque chose. La date moratoire tire petit à petit à sa fin, il nous faut aller vite pour se conformer » a lancé Arimiyao Tchagnao, Président du Conapp.

Pour le gouvernement, la mutation est une exigence du développement. Il est annoncé l’institutionnalisation d’un fonds de soutien et de développement de la presse dont l’objectif est de favoriser une meilleure organisation de la corporation, d’assurer une formation continue aux acteurs et de promouvoir le service d’intérêt général.

Pour rappel, cette transformation concerne les organes de presse à but lucratif exploités à des fins politiques, économiques et commerciales.

Les activités de la 1ère édition de la SEMAINE DE LA PRESSE se poursuivent. Le lundi 03 mai, Journée International de la Liberté de Presse, une activité réunissant patrons de presse et employés aura lieu pour des échanges sur des pistes pouvant conduire à la signature de la Convention Collective.

Le Conseil national des patrons de presse s’organise également pour une formation des patrons de presse dans la création et la gestion d’entreprise ou de société afin d’amener la presse togolaise à aller facilement à la mutation. Aussi le 6 et 7 mai prochain, les patrons de presse seront outillés sur les procédures de passation de marché pour mieux maîtriser les appels d’offres.

NPA

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