Togo/Les Organisations de la société civile évaluent la situation des droits de l’Homme dans le pays

Les droits de l’Homme au Togo semblent avoir pris un coup ces dernières années. La régression en matière de liberté et de droit de l’Homme, la liberté de réunion restreinte et les manifestations interdites sont en difficulté dans le pays. Après 2016, le Togo sera une fois encore évalué en 2022 pour le 3ème cycle de processus de l’Examen périodique universel (EPU). Les Organisations de la société civile (OSC), à ce titre, veulent jouer leur partition à ce processus.

C’est dans ce cadre que, sous initiative du Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT), une Consultation nationale des acteurs de la société civile pour l’élaboration des rapports alternatifs est ouverte depuis lundi à Lomé.

Le Togo sera une fois encore évalué l’année prochaine pour le 3ème cycle du processus de l’Examen périodique universel. Dans un contexte pareil, il est du devoir des acteurs de la société civile d’évaluer en toute objectivité la situation des droits de l’Homme dans le pays. Depuis lundi, et ce, pour un temps de trois jours, une Consultation nationale des acteurs de la société civile pour l’élaboration des rapports alternatifs se tient dans la capitale togolaise.

Organisée par le CACIT, cette consultation a pour objectif global de renforcer la contribution de la société civile togolaise au processus de l’EPU. Acteurs de la société civile, médias et syndicats, selon leur domaine d’activité, de façon objective, vont analyser et évaluer la situation des droits de l’Homme au Togo au cours de ces travaux.

« Il est clair que ces derniers mois la liberté de réunion et de manifestation a fait régresser les droits de l’Homme au Togo. Ces principes sont en difficulté dans notre pays aujourd’hui. En manière de liberté également, les conditions d’incarcération ne sont pas réunies dans notre pays. Nous estimons que la prison de Lomé accueille beaucoup de personnes que cela devrait être. Ce sont des recommandations qui ont été faites au Togo et qui ne sont toujours pas respectées. A la veille de l’évaluation du pays au EPU, il est normal que les OSC se rencontrent pour faire l’Etat des lieux histoire des droits de l’Homme, voir en quoi les recommandations au lendemain de la dernière évaluation ont été exécutées et voir comment nous pouvons accompagner l’Etat togolais pour présenter une autre image du Togo à l’extérieur. C’est la raison d’être de cette consultation nationale des acteurs de la société civile qui s’ouvre ce matin » a indiqué Maître Claude Amegan, Président du CACIT.

Pour le représentant du ministre des droits de l’homme, Akaou Abdou, directeur de la législations et de la protection des droits de l’Homme, cette initiative est la meilleure traduction de la collaboration entre le gouvernement togolais et la société civile, sur la nécessité de consolider leurs liens, en œuvrant ensemble à promouvoir davantage les droits de l’Homme.

« Le gouvernement espère vivement que les objectifs que les organisateurs se sont assignés seront atteints » a t-il souhaité.

La rencontre permettra de fournir des informations détaillées aux participants sur ce qu’est le mécanisme de l’EPU et comment y prendre part, de doter les participants des compétences et de la méthodologie nécessaire pour rédiger et soumettre des rapports EPU au Haut-Commissariat des Droits de l’Homme (HCH), de souligner la complémentarité entre l’EPU et les autres mécanismes régionaux et internationaux des droits de l’homme et de rédiger et soumettre des rapports de la société civile pour l’EPU.

Pour information, l’EPU est un mécanisme qui permet d’évaluer, de façon periodique, les performances de chaque Etat membre des Nations Unies en matière des droits humains. Ce mécanisme est basé sur la coopération et le dialogue. L’EPU assure une égalité de traitement de tous les Etats membres des Nations Unies et veille à ce que toutes les questions de droits humains soient examinées de manière régulière.

NPA

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