Togo/Des préfets de l’UFC interdisent les activités de la DMK

Les 24 et 25 avril derniers, la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) devrait animer une conférence de presse de façon synchronisée à l’intérieur du pays. L’autre mission était de rencontrer ses responsables locaux afin de leur donner les orientations nécessaires pour continuer leur travail de mobilisation. Si les dites rencontres ont pu se tenir sans heurt dans certaines villes comme Tsévié, Tabligbo et Atakpamè, tel n’est pas le cas dans plusieurs autres villes où les préfets appuyés par les forces de l’ordre et de sécurité ont fait preuve d’un zèle inouï. Devant la presse ce mercredi, la DMK a dénoncé ces pratiques antirépublicaines.

En effet, les délégations de Sokodé et de Bassar composées respectivement de Mr Satchibou Issaou et Alassani Abdoulaye, de l’ex député Targone Sambiri et Mr Naboudja Bouraïma ont été interpellés, et même séquestrés durant plusieurs heures avec confiscation de leurs téléphones portables et pièces d’identité à la brigade de gendarmerie de Sokodé où ils ont eu à subir de longs interrogatoires avant d’être libérés.

La DMK se dit étonner de voir des préfets du parti de l’Union des Forces pour le Changement (UFC), parti de l’opposition engagés eux aussi dans une course-poursuite contre leurs membres.

Mr Bertin Assan, préfet de Kloto, M Jerôme Leguedé, préfet de Vo et Mr Tété Benissan, préfet des Lacs, tous du parti de l’UFC ont tous fait subir les mêmes fortune aux délégations de la DMK. Certains ont même averti de faire arrêter toute personne qui tenterait d’organiser une conférence de presse sans autorisation, ont rapporté Brigitte Adjamagbo et ses amis de la lutte devant les professionnels des médias.

Ces opposants se sont vus empêchés de faire leurs activités à Kpalimè, Aného, Bassar, Sokodé et Mango. Les membres de la délégation se sont vus également interdire la traversée de la ville de Tandjouaré pour se rendre à Dapaong. Ils étaient suivis partout par les forces de l’ordre de sécurité durant leur séjour dans ces différentes localités. Ce fut une véritable chasse aux sorcières qu’on connus ces délégations envoyées sur le terrain.

C’est du moins ce qu’on peut retenir de la sortie médiatique de ce regroupement.

La DMK s’insurge vigoureusement contre cette violation flagrante et éhontée des dispositions pertinents de la constitution du 14 octobre 1992.

« Comme le stipule notre Constitution, la République Togolaise est une et indivisible. C’est pourquoi la DMK se demande si contrairement à ce principe, certaines villes ont un statut particulier pour ne pas accueillir les activités de certains partis politiques. Toutes ces entraves sont portées aux activités de la DMK au moment même où le parti au pouvoir et ses alliés déroulent librement leurs activités sur le terrain » lit-on dans sa déclaration.

En dépit de ces pratiques, la DMK rassure ne pas se décourager et promet de continuer la lutte.

« Nous sommes décidés à arracher les populations à l’emprise de ce régime qui croit les maintenir dans la peur, les empêcher aux informations. La DMK restera debout » a lancé Brigitte Adjamagbo.

NPA

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