Togo/1ère édition de la SEMAINE DE LA PRESSE: « Nous signerons la Convention Collective à titre conservatoire »Arimiyao Tchagnao

Après 7 éditions, les Journées Portes Ouvertes (JPO) changent de costume. Plusieurs mobiles justifient cette mutation qui permettra à la presse togolaise de rebondir et de se projeter vers une ère de modernisme. La
SEMAINE DE LA PRESSE, c’est le nom de cette nouvelle initiative imprimée aux manifestations des Journées Internationales de la presse par le Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP). Un chapelet d’activités est prévu à ce grand rendez-vous qui officiellement a pris corps ce lundi 26 avril à travers une cérémonie inaugurale
en présence du Directeur de Cabinet du ministre de la communication et des médias, du représentant de la Haac et des hommes et femmes des médias.

Le monde étant en perpétuelle mutation, le besoin s’est fait sentir de revisiter le concept des Journée Portes Ouverte afin de suivre un rythme d’adaptation soutenu. Le passage des JPO en SEMAINE DE LA PRESSE est indubitablement l’une de ces adaptations qui conduira la presse togolaise vers une ère nouvelle. Cette mutation se justifie par l’importance qui s’attache aux rôles de la presse dans le monde actuel ainsi que des exigences qui en découlent. Ce lundi, le ton de la 1ère édition de la SEMAINE DE LA PRESSE a été donné à Lomé. Plusieurs activités sont au programme de cette initiative.

« Vous savez que lorsque nous avons pris la tête du Conseil national des patrons de presse, nous avons hérité de 4 éditions des Journées Portes Ouvertes. Ensemble avec les journalistes, on a pu délocaliser ces JPO dans la région centrale, la région de la Kara et dans les savanes avec les 5ème, 6ème et 7ème édition. Cette fois-ci, on s’est demandé s’il faut encore parler de JPO aux Togolais. C’est ensemble que nous avons jugés utile de copier le concept de la semaine de la presse qui se vit dans d’autres pays, en Afrique notamment au Cameroun, au Sénégal où les gens organisent cette semaine avant la journée du 03 mai. C’est pour cela, nous nous sommes lancés dans l’essai. Nous restons persuader que ce projet portera des fruits demain » a indiqué Arimiyao Tchangnao, President du Conapp.

Plusieurs activités animeront ce premier essai de la SEMAINE DE LA PRESSE au Togo.

« Nous mettons dans la première édition plusieurs tissus d’activités. Déjà, on a eu une conférence inaugurale ce soir au lancement. Jeudi matin, nous aurons une rencontre d’échange avec tous les attachés de presse des institutions de sociétés et organismes dans notre pays. Il s’agit pour nous de trouver un canal par lequel nous journalistes qui nous plaignons tout le temps d’avoir un accès difficile a l’information, avec ces points focaux de trouver la bonne formule pour avoir ces informations en temps réel. Le vendredi, nous aurons parmis nous le Patronat béninois et ivoirien pour une table ronde en présence de tous les responsables des organisations professionnelles de presse de notre pays pour un échange d’expérience. Nous allons aussi rencontrer des partenaires avec lesquelles nous échangerons sur plusieurs points » a expliqué le Président Tchagnao.

Le sujet qui alimente les débats depuis le 7 janvier 2020, c’est le nouveau code de la presse qui impose la formalisation aux professionnels des médias. La SEMAINE DE LA PRESSE ne passera pas sous silence cette mesure avec des contraintes bon gré mal gré.

« Le code nous impose une mutation de l’informel vers le formel. Nous avons besoin que nos invités des pays voisins qui seront parmis nous partagent leurs expériences avec nous. Il s’agira de mettre à notre disposition les outils pour créer, gérer et tenir une véritable société de presse » a précisé le patron du Conapp.

Il faut souligner que toujours dans le cadre de cette SEMAINE DE LA PRESSE, le 03 mai qui coïncide avec la Journée Internationale de la liberté de presse, le discours de l’OTM sur le rapport annuelle des libertés presse et d’expression au Togo, mais surtout avec le concours du ministère de la communication et des médias, la signature historique de la Convention collective par les patrons de presse à titre conservatoire, seront les activités au attendues à ce grand rendez-vous.

« Qu’on l’accepte ou non, le nouveau code nous l’impose. Si nous devons devenir des sociétés de presse, cela veut dire que nous devrons être de vrais employeurs qui doivent pouvoir de façon responsable faire face aux employés. A ce titre, le Conapp s’est engagé à signer cette convention » a conclu Arimiyao Tchangnao.

NPA

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