Togo/Liberté de la presse: Le PPT au SCRIC « Seule la HAAC est habilitée à réguler la presse togolaise »

La dernière illustration du Service Central de Recherche et d’Investigation Criminelle (SCRIC) a l’égard du patron du journal Alternative, Ferdinant Ayité portant sur une convocation à lui adresser puis retirée après quelques heures n’est pas du goût du Patronat de la Presse Togolaise (PPT). Cette organisation de presse qui ne digère toujours pas la mésaventure du Directeur de publication du journal l’Indépendant Express, s’alarme contre les intimidations du SCRIC qui, selon elle, est l’expression du recul de la liberté de la presse au Togo.

Dans un communiqué rendu public, le PPT demande aux SCRIC de cesser de foutre son nez dans les affaires de la presse togolaise.

Passant au crible les derniers faits liés à Ferdinan Ayité après le feuilleton Carlos Ketohou qui a conduit au processus de retrait de récépissé de son journal l’Indépendant Express, le PPT a tenu à faire la mise au point suivante pour éclairer l’opinion publique tant nationale qu’internationale sur l’almagame que le SCRIC s’évertue à entretenir:

Primo: Nulle part dans le Code de la presse et de la communication en vigueur, il n’est formellement interdit aux journalistes de faire usage des nouveaux médias comme les blogs, facebook, Whatsapp, Twitter, Imo, Instagram… qui sous d’autres cieux, sont une extension des médias traditionnels.

Secundo: La propension du SCRIC à vouloir appliquer aux journalistes l’article 497 du code pénal est attentatoire à la liberté de la presse au Togo. Ce faisant, le SCRIC se substitue et supplante la Haute Autorité de l’Audiovisuelle et la Communication (HAAC) dans ses prérogatives. Seule la HAAC est habilitée à réguler la presse togolaise. Point n’est besoin de rappeler au SCRIC le principe sacrosaint selon lequel « le particulier prime sur le général ». En cas de délit de presse, le Code de la presse et de la communication prime sur le code pénal. C’est ce que le législateur togolais avait avancé à l’époque pour rassurer les membres de l’association  » Sos journaliste en danger ».

Le PPT s’insurge contre cette obstination du SCRIC visant à museler les journalistes. Selon elle, la liberté de la presse n’a jamais été aussi menacée.

Halte aux mésenvatures ubuesques du SCRIC qui portent atteinte à la liberté de presse au Togo, a t-elle conclu

NPA

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