Togo/Environnement: L’ONG les Amis de la Terre-Togo rend publics deux importants documents

l’ONG Les Amis de la Terre-Togo a commandité l’élaboration d’un magazine sur « Les réussites dans la lutte contre les énergies sales et les bonnes pratiques dans l’utilisation des énergies renouvelables » et a été associée à une étude intitulée « Une transition énergétique juste pour l’Afrique?Cartographie des impacts des agences de crédit à l’exportation actives dans le secteur de l’énergie au Ghana, au Nigeria, au Togo et en Ouganda ».

La publication de ces deux documents s’inscrit dans le cadre de ses activités en faveur du climat et de l’accès de tous à une énergie propre et à un coût abordable.

Ce lundi 30 novembre, l’ONG a éclairé l’opinion sur les raisons de la publication de ces importants documents en faveur de l’environnement. Il s’agit d’informer et de former l’opinion sur les conséquences des changements climatiques.

Pour les Amis de la Terre-Togo, il est évident qu’en fonction de la façon dont l’énergie est produite, distribuée ou
utilisée, elle peut être un facteur de développement ou de régression. L’impératif, aujourd’hui, est une réforme du secteur de l’énergie aux fins, non seulement de permettre aux Etats d’en diversifier les sources mais aussi de tenir leurs engagements au titre de l’Accord de Paris. C’est ce qui a motivé la sortie du magazine.

Selon eux, l’énergie est essentielle pour répondre aux besoins quotidiens des individus, des industries, du transport. Selon la façon dont l’énergie est produite, distribuée ou utilisée, elle peut être un facteur de développement ou de régression. C’est pourquoi les Amis de la Terre-Togo a commandité l’élaboration du magazine.

« Nous démontrons dans ce magazine que les effets de l’énergie combustibles fossiles, s’en ai trop. Il s’agit du pétrole, du charbon, de la tourbe et du gaz naturel considérés comme de l’énergie sale. Donc nous demandons qu’on se débarrasse de ces fossiles. La démarche a consisté à aborder successivement les exemples de réussite dans la lutte contre les énergies sales qui est la première partie et sur une seconde partie basée sur les bonnes pratiques en matière d’énergies renouvelables » a expliqué Kpondzro Kwami Dodzi, Chargé de campagne ADT-Togo.

Quant à l’étude, l’ONG explique que nombreux pays industrialisés préconisent le passage aux énergies renouvelables au plan interne. Mais, alors qu’ils s’engagent à éliminer progressivement l’énergie des combustibles fossiles au niveau national, ces engagements sont abandonnés dès que leurs entreprises franchissent les frontières, où elles
promeuvent l’énergie sale et, de ce fait, contribuent au changement climatique. Cette réalité se produit en Afrique, une région qui est en train d’être particulièrement touchée par les effets du changement climatique. Selon l’étude, les gouvernements des pays industrialisés entravent la transistion vers les énergies renouvelables dans les pays africains.

La question qu’elle se pose, est pourquoi l’Afrique ne se libère pas des énergies renouvelables?

« Nous pensons que nos gouvernants, qui veulent sortir de ces énergies renouvelables sont bloqués par les grandes puissances et les multinationales. Il faut que nos gouvernants osent sortir et tenir tête à ces grandes puissances. Il s’agit pour les Amis de la Terre-Togo d’inviter les gouvernements africains à respecter les engagements nationaux et internationaux en matière de développement durable et de changement climatique, y compris les engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris et des ODD. Au Togo par exemple, il y a pas beaucoup d’industries, mais le Togo subit le changement climatique des autres pays. Le Togo doit réduire ces gaz à effet de serre. Les changements climatiques sont un joug pour nous et il faut donc s’en débarrasser en tenant tête aux grandes puissances » a souhaité M. Kpondzo Kwami Dodzi.

Les recommandations de cette étude faite au Togo invitent à un changement d’attitude. Elles ont été adressées aux gouvernants africains, aux gouvernants des OCE bénéficiant d’un soutien public et aux organismes régionaux africains.

Les deux documents seront déposés sur la table du ministère des mines et de celui du ministère de l’environnement.

NPA

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