Togo/Les bars et habitations sur le littoral togolais vont devoir disparaître dans six mois

C’est un communiqué qui fait grinçer les dents depuis sa publication.

Le Gouvernement donne
six mois pour dégager toute installation sur la côte togolaise.

C’est ce qu’indique un communiqué conjointement signé par le Ministre de l’environnement du développement durable et de la protection de la Nature et le Ministre des infrastructures et des transports et le ministre de la ville, de l’urbanisme, de l’habitat et de la salubrité publique.

Le Gouvernement dit constaté depuis quelques temps, des installations sur les plages, le long des côtes togolaises. Pour lui, ces occupations du domaine public maritime sont contraires aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

A cet égard, le Gouvernement rappelle que le domaine public maritime qui contient outre la mer, les lagunes, les fleuves, les étangs salés, les baies et rivières navigables, est inaliénable.

Ainsi, il est demandé à tous ceux qui ont des aménagements sur le littoral de libérer les espaces illégalement occupés dans un délai de six (6) mois à compter de la publication du présent communiqué. Passé ce délai, tout contrevenant s’expose à la rigueur de la loi.

Une decision qui doit avoir de graves impacts sur la majorité de bars installés sur cette côte. Des bars le plus souvent occupés les weekend pour des rencontres et festivités et qui contribuent à l’économie nationale.

Le Gouvernement donne six mois pour les habitations de fortune et les bars installés le long du littoral pour déguerpir.

Pour rappel, une note du ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales appelait les maires dont les communes se trouvent en bordure du littoral à se conformer aux dispositions légales notamment le code de la marine marchande et le décret portant attributions du préfet maritime et organisation de la préfecture maritime.

Sont concernés par ces dispositions, les communes Golfe1, Golfe 4 et Golfe 6 et celles des Lacs1 et 3. Elle sont dans l’obligation d’annuler les autorisations signées aux opérateurs économiques installés sur le littoral, précise le communiqué.

« Il a été constaté que depuis un certain temps, les Maires dont les communes se trouvent en bordure du littoral, reçoivent des demandes et signent des autorisations d’installation sur le littoral au profit des opérateurs économiques au mépris des dispositions légales notamment le code de la marine marchande et le décret portant attributions du préfet maritime et organisation de la préfecture maritime. Ces différentes dispositions légales, ne conférant pas le pouvoir aux seules autorités administratives et communales, la délivrance des autorisations dont certaines ont été jointes à la correspondance du HCM, pose non seulement un problème de conflit de compétence, mais également et surtout, les dites autorisations posent un sérieux problème de sécurité pour les populations riveraines et l’espace maritime et portuaire », a signé le Ministre de l’administration territoriale, Pawaboua Boukpéssi.

Une équation difficile à réssoudre se pointe à l’horizon avec cette nouvelle décision du Gouvernement car opérateurs économiques installés sur le littoral et les Mairies qui ont signés les autorisations devront s’expliquer.

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