Togo/ Politique:Jean Pierre Fabre dénonce un désordre juridique au Togo. »

En dépit des appels du prélat à l’opposition pour une candidature unique face au régime, malgré le souhait des observateurs à voir Jean Pierre Fabre renoncer à sa candidature et se positionner derrière Agbeyomè Kodjo, l’ancien Chef de fil de l’opposition est resté muet.

Ce mardi 21 janvier 2020, face à la presse, Jean Pierre Fabre dit prier Dieu pour qu’il l’aide à ne pas répondre à tout ce qui se raconte par rapport à l’opposition à la veille de l’élection présidentielle.

La sortie de sa formation politique et lui a été plutôt relative leur saisine déposé le lundi 20 janvier auprès de la Cours Constitutionnelle.

Jean Pierre Fabre dénonce un désordre juridique au Togo. Le candidat à la présidentielle de 2020 a présenté aux journalistes un document Portant sur deux requêtes déposées auprès de Mr Aboudou Assouma , président de la Cour Constitutionnelle qui fait lui aussi objet contreverse.

La première requête porte sur la recusion de deux juges de la présente Cour constitutionnelle et la seconde sur l’annulation de la candidature de Faure Essozimna GNASSINGBÉ, le champion de l’Union pour la Republique(UNIR).

Aux yeux de la loi, « le Messi » de Mr Bawara ne doit pas être candidat. C’est un coup de force, dénonce l’ANC

« Mr Faure Gnassingbé aux yeux de la loi ne peut pas être candidat parce que l’article 158 de la constitution qui a été voté devrait permettre d’effacer les mandats passés. Cet article est anti-constitutionnel parce qu’il n’a pas été voté dans les conditions régulières. Cette disposition ne peut être modifiée que par voie référendaire. Faure Gnassingbé est candidat par un coup de force » laissé entendre le patron de l’ANC.

Et d’ajouter que son parti avait commencé par alerté l’opinion depuis sept mois sur ce désordre juridique qui se préparait.

« Depuis sept mois que nous soulevons cette inquiétude qui aujourd’hui est une réalité. Personne ne nous écoutait. Le régime préparait ce coup de force que personne n’a vu venir à part l’ANC. Les Togolais devront monter au créneau pour attirer l’attention de l’opinion internationale sur cette énième anomalie au Togo. C’est une affaire de nous tous » a dit Jean Pierre Fabre.

Le parti a lancé un recours en annulation contre la candidature de Faure Gnassingbe en voie pour un quatrième mandat si rien n’est fait.

La seconde requête introduite auprès de la même Cour Constitutionnelle est celle en récusation de deux juges inamovibles y siégeant depuis au moins vingt-deux ans, et ayant effectué plus de deux mandats en violation de la nouvelle loi.

Il s’agit de Mr Aboudou Assouma, président de la Cour Constitutionnelle et de Mr Amados-Djoko.
Selon le parti, ces deux juges sont membres de la Cour Constitutionnelle depuis 1998.

L’ANC explique que la désignation par l’Assemblée nationale de ces deux membres pour siéger à la Cour Constitutionnelle n’est pas conforme à la Constitution. Il s’agit d’un empêchement juridique qui doit entraîner leur récusation et par voie de conséquence leur démission.

 » Les gens ne respectent pas les lois. Regarder ce qu’ils font. Ils savent bien que ces juges n’ont pas leur place dans cette Cours Constitutionnelle, mais ils sont là. Ce sont les hommes de confiance du régime. Ils font tout pour tout contrôler. Bientôt, les campagnes commenceront. Vous verrez les voitures de service dans les rues faire campagne. Les gens vont déserter leur travail pour soutenir le pouvoir. C’est ce qu’ils savent faire. On met toute la machine en sa faveur parce qu’on veut se maintenir au pouvoir. Cette bataille, nous la faisons pour les Togolais. Donc tout le monde doit se sentir concerner » s’est indgné Jean pierre Fabre.

En outre l’ANC affirme que la règle universelle d’impartialité du juge amené à trancher une contestation à lui soumise. Et donc un juge manifestement de manière illégale ne peut être à même de rendre une décision impartiale, dénuée de subjectivité.

Pour l’ANC, la règle universelle d’impartialité du juge s’impose également à la Cour Constitutionnelle.
En se maintenant en fonction malgré la demande de leur récusation, les deux membres commettraient une forfaiture au sens de l’article 6, alinéa 2 de la loi organique numéro 2019-023 du 26 décembre 2019 sur la Cour Constitutionnelle.

malgré ces dysfonctionnements, le grand parti de l’opposition promet de ne pas lâcher prise. Leur candidat ne se retirera pas de la course parce que l’ANC est un combattant, ont-ils affirmé.

En rappel, les deux requêtes exposé ce mardi visent le respect de la constitution et des procédures parlementaires en vigueur au Togo.

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *