Economie : Le Franc CFA cédera la place à l’Eco en 2020.

C’est l’annonce qui a fait réagir les économistes africains à la fin de l’année 2019.

Emmanuel Macron et Alassane Ouattara ont annoncé la fin de la monnaie FCFA au profit de l’Eco en Afrique.

Huit pays d’Afrique de l’Ouest sont concernés par ce changement.

Il s’agit du Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali,le Niger, le Sénégal et Togo.

Prendra fin la longue histoire du franc des colonies françaises d’Afrique, créé en 1945, qui est devenu le franc de la Communauté financière africaine après les indépendances des pays au début des années 1960.

Avec l’Eco, qu’est-ce qui va changer pour les huit pays d’Afrique de l’Ouest concernés selon les deux hommes ?

D’abord, la monnaie du CFA va disparaître pour donner place à l’Eco.

Conséquences :
Fin du dépôt des réserves de change en France. Deuxième point majeur de la réforme, la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ne devra plus déposer la moitié de ses réserves de change auprès de la Banque de France, une obligation qui était perçue comme une dépendance humiliante vis-à-vis de la France par les détracteurs du FCFA.

La BCEAO n’aura à l’avenir plus d’obligation particulière concernant le placement de ses réserves de change.
Elle sera libre de placer ses avoirs dans les actifs de son choix.

Le troisième changement est que la France va se retirer des instances de gouvernance de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) où elle était présente.

Aussi la France ne nommera plus aucun représentant au Conseil d’administration et au Comité de politique monétaire de la BCEAO, ni à la Commission bancaire de l’UMOA.

Avec l’Eco, qu’est-ce ne changera pas ? La parité fixe avec l’euro du franc CFA, futur Eco, est maintenue.
Ainsi 1 euro = 655,96 francs CFA.

« Il s’agit d’éviter les risques d’inflation présente dans d’autres pays d’Afrique » rassurent ces Messieurs.
Cette parité fixe est pourtant l’une des caractéristiques du FCFA les plus critiquées par des économistes africains.

Pour ces économistes l’arrimage à l’euro, monnaie forte, pose problème pour les économies de la région, beaucoup moins compétitives, qui ont besoin de donner la priorité à la croissance économique et à l’emploi plutôt que de lutter contre l’inflation.

L’Afrique plaide plutôt pour la fin de la parité fixe avec l’euro et l’indexation sur un panier des principales devises mondiales, le dollar, l’euro et le yuan chinois, correspondant aux principaux partenaires économiques de l’Afrique.

On verra si ce changement est effectif dans les prochains mois.

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